Révolte et indignation dans la blogosphère musicale québécoise aujourd’hui. Perez Hilton a accordé un peu de visibilité à une autre de ces chanteuses dont tout le monde se fout depuis leurs débuts jusqu’à ce qu’une de leurs chansons se retrouve dans une pub de parfum Lacoste, les propulsant instantanément au sommet des palmarès.  Ainsi, on découvre que Feist …euh… Katie Costello aurait fallacieusement usurpé 7 notes de la pièce Ton plat favori de Malajube. Vous savez ce morceau qu’on skip secrètement sur Trompe l’oeil parce qu’il nous rappelle trop l’ignoble publicité Zellers à laquelle ont l’a associé?

Nous profitons impudemment de toute la commotion qu’engendre cette nouvelle afin d’attirer des lecteurs. Histoire de sombrer encore plus bas, nous nous contenterons de copier-coller une conversation facebook de John Marinara, afin d’exposer notre point de vue sur cette sordide affaire.

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Comme la dernière année s’est avérée plutôt pingre en révélations musicales, Marinara et moi avons dû nous rabattre sur nos bons vieux classiques. Trop rares sont les groupes qui nous donnent envie d’acheter tout ce qui s’apparente à un style particulier et notre dernière découverte du genre devait remonter à 2001.

Ainsi, dans un état d’esprit un peu blasé, nous avons suivi les recommandations des membres d’un certain forum un peu plus tôt cette année pour ouvrir nos tympans snobinards assumés au projet The Giallos Flame, un one man band d’Angleterre : épiphanie complète et totale.

Ron Graham, de son vrai nom, reprend des bandes originales de films d’horreur à succès ou rend hommage à certains compositeurs (Fabio Frizzi, The Goblins, Riz Ortolani, Fred Myrow…) en adaptant leur travail au son actuel (percussions dominantes et claviers analogues). Rien d’original jusque-là, puisque Sa Sainteté Morti Viventear fait à peu près la même chose avec ses échantillonneurs depuis la fin des années 90. Là où ça devient intéressant, c’est qu’en plus maitriser à merveille tous les instruments qu’il utilise pour enregistrer ses pièces, M. Graham est un avide collectionneur d’équipement sonore d’époque.

À travers ses compositions personnelles, The Giallos flame revisite les trames sonores de A nightmare on Elm street, Pantasm ou City of the living dead à l’aide des mêmes instruments que pour les versions originales. Une sauceTM à base de Minimoog, Moog 1500, Yamaha DX7 et Juno-60 sur un lit de percussions à haute teneur en drum rolls. Wow on devrait travailler pour le canal Zeste, me semble que les textes de Daniel Vézina manquent de punch.

Pour plus d’information :

http://www.myspace.com/analogscreamsrecords

http://www.myspace.com/giallosflame

– Paul Gravy