Faux sang
août 5, 2010
Les douze lecteurs assidus de ce blogue connaissent bien notre amour inconditionnel pour le cinéma d’exploitation. Si Marinara était critique de cinéma, il inventerait sûrement un système de notation selon le nombre de poitrines exposées et la quantité de sang versé dans un film. Cette passion commune nous permet d’assouvir un désir morbide sans pour autant dépecer la voisine d’en haut à l’aide d’un exacto et nous confectionner un snuggie avec sa peau. Le peu de personnes saines d’esprit que nous connaissons réussit à discriminer la réalité de la fiction et n’ira pas tirer un coup de 45 dans la tête d’une petite fille rousse après avoir visionné The Beyond. Aussi mince qu’elle soit, la frontière entre la réalité et la fiction est bien présente et permet aux plus idiots d’entre nous de différencier une œuvre d’un acte criminel. On pourrait penser qu’il s’agit d’une faculté innée chez tous les humains, mais la Cour criminelle de Montréal et le SPVM semblent avoir ignoré ce chapitre du Grand guide de la vie moderne.
Ainsi, on apprend qu’à défaut de boucler de vrais criminels, le service de Police de Montréal a orchestré une manœuvre digne d’un très mauvais polar pour épingler… tenez-vous bien… un maquilleur!
Le 28 octobre 2009, un certain Rémy, créateur des courts métrages et du site web InnerDepravity s’est fait arrêter par des agents doubles qui lui ont confisqué tout son matériel studio. Comme si la plaisanterie n’était pas suffisante, on le poursuit pour corruption des mœurs et il risque la prison. Quelqu’un a oublié de me dire que j’ai trop bu de scotch et que Duplessis est ressuscité pendant mon coma?
Vous pouvez lire toute l’histoire à cette adresse :
http://www.innerdepravity.com/
Les Sauces appuieront l’accusé jusqu’à ce qu’un jugement soit rendu et que cette mauvaise blague soit terminée. Dans l’éventualité où l’avocate de la Couronne, Me Sophie Lamarre, réussirait à le faire emprisonner, nous serons les premiers à nous insurger contre cette atteinte à la liberté d’expression.
Sauce sud-ouest
mai 7, 2010
Scatter Brain fait partie de la très sous-estimée scène hip-hop de San Diego depuis quelques années déjà. Ce fan invétéré de Kurt Cobain et de Picasso est membre du Kilowattz Crew aux côtés de Tenshun et de Psychopop, producteurs désormais reconnus pour leurs innombrables sorties vinyles ultra-limitées. Pour ce deuxième effort solo, SB s’est entouré d’une pléiade de producteurs alliant des échantillons psychédéliques à des rythmes pesants. Parmi la brochette d’invités, on note la présence de notre bon ami et héros, Morti Viventear, qui signe la production de quelques morceaux afin d’accompagner les textes sombres truffés de métaphores des plus violentes du rappeur.
Vous pouvez entendre et acheter l’album à l’adresse suivante :
http://operahousemusik.bandcamp.com/
Katie Costello achète ses riffs chez Zellers
avril 10, 2010
Révolte et indignation dans la blogosphère musicale québécoise aujourd’hui. Perez Hilton a accordé un peu de visibilité à une autre de ces chanteuses dont tout le monde se fout depuis leurs débuts jusqu’à ce qu’une de leurs chansons se retrouve dans une pub de parfum Lacoste, les propulsant instantanément au sommet des palmarès. Ainsi, on découvre que Feist …euh… Katie Costello aurait fallacieusement usurpé 7 notes de la pièce Ton plat favori de Malajube. Vous savez ce morceau qu’on skip secrètement sur Trompe l’oeil parce qu’il nous rappelle trop l’ignoble publicité Zellers à laquelle ont l’a associé?
Nous profitons impudemment de toute la commotion qu’engendre cette nouvelle afin d’attirer des lecteurs. Histoire de sombrer encore plus bas, nous nous contenterons de copier-coller une conversation facebook de John Marinara, afin d’exposer notre point de vue sur cette sordide affaire.
Juste pour en parler les premiers (du moins en français)
avril 6, 2010
Comme la dernière année s’est avérée plutôt pingre en révélations musicales, Marinara et moi avons dû nous rabattre sur nos bons vieux classiques. Trop rares sont les groupes qui nous donnent envie d’acheter tout ce qui s’apparente à un style particulier et notre dernière découverte du genre devait remonter à 2001.
Ainsi, dans un état d’esprit un peu blasé, nous avons suivi les recommandations des membres d’un certain forum un peu plus tôt cette année pour ouvrir nos tympans snobinards assumés au projet The Giallos Flame, un one man band d’Angleterre : épiphanie complète et totale.
Ron Graham, de son vrai nom, reprend des bandes originales de films d’horreur à succès ou rend hommage à certains compositeurs (Fabio Frizzi, The Goblins, Riz Ortolani, Fred Myrow…) en adaptant leur travail au son actuel (percussions dominantes et claviers analogues). Rien d’original jusque-là, puisque Sa Sainteté Morti Viventear fait à peu près la même chose avec ses échantillonneurs depuis la fin des années 90. Là où ça devient intéressant, c’est qu’en plus maitriser à merveille tous les instruments qu’il utilise pour enregistrer ses pièces, M. Graham est un avide collectionneur d’équipement sonore d’époque.
À travers ses compositions personnelles, The Giallos flame revisite les trames sonores de A nightmare on Elm street, Pantasm ou City of the living dead à l’aide des mêmes instruments que pour les versions originales. Une sauceTM à base de Minimoog, Moog 1500, Yamaha DX7 et Juno-60 sur un lit de percussions à haute teneur en drum rolls. Wow on devrait travailler pour le canal Zeste, me semble que les textes de Daniel Vézina manquent de punch.
Pour plus d’information :
http://www.myspace.com/analogscreamsrecords
http://www.myspace.com/giallosflame
- Paul Gravy
Les Sauces envoient une reporter à Paris
mars 30, 2010
Bon ok, on l’a pas vraiment envoyée, elle est partie d’elle-même. MAIS A VA R’VENIR!!
En fait, on trouvait surtout que ça sonnait bien d’avoir une envoyée spéciale… Vous pourrez donc suivre les aventures de Chloé Tabasco et son joli minois à Paris pour les 3 prochains mois à l’adresse suivante : http://chloecoeurparis.blogspot.com/
Parmi les missions qu’on lui a confiées :
- Aller dans les marches de la Place des Grands-Hommes au même jour, à la même heure et au même poste que Patrick Bruel, y va capoter quand y va se rendre compte qu’il y en a une de trop.
- Trouver Claude Barzotti et prouver qu’il est toujours en vie
- Ne pas prendre de photo de la Tour Effel en angle original cool.
- Ne pas revenir avec un accent français
- Chanter Les matins de Paris dans le même linge que Téki Latex, sans se faire interner.
- Rapporter une affiche d’un film de Jean Rollin à John Marinara
Voilà, on lui souhaite un bon périple.
Où se cachent Les Sauces?
mars 24, 2010
Ce vendredi, à défaut d’écrire des articles comme ils le devraient, John Marinara et Paul Gravy se pavaneront en public à Espace Réunion (6600 rue Hutchison, Outremont) pour l’exposition Persona.
En général, on trouve que ces places-là manquent de zombies et de Air Jordans, mais comme notre ami commun, Jean-Philippe Bourque, vient de terminer son beau cours de Kodak à 25 000 $ au Collège Marsan pour tenter de survivre dans la jungle du travail contractuel, on a cru que l’immense vitrine de 12 lecteurs quotidiens (Salut Mononcle Raymond!) qu’offre ce blogue pourrait lui donner un coup de pouce. En plus, on se le cachera pas, y’a de la nudité dans ses photos. C’est pas pire ça!
Donc, dès 17 h ce vendredi, vous pourrez tenter de trouver les 2 totons* qui écrivent ce blogue en plus de littéralement voir des totons. Ça commence à faire pas mal de totons ça mes amis (Combo x3 utilisations du mot toton).
*Bien que la référence aux protubérances mammaires puisse sembler déplacée ici, il s’agit en fait d’une allusion tout à fait pertinente et d’une figure de style complexe employant une unité sémantique renvoyant à l’employeur du jeune photographe en question.
Sur cette conclusion des plus inspirées, nous vous copie-collons les infos de la page Facebook :
EXPOSOTION PERSONA
| Start Time: | Friday, March 26, 2010 at 5:00pm |
| End Time: | Sunday, March 28, 2010 at 5:00pm |
| Location: | www.espacereunion.ca |
| Street: | 6600 rue Hutchison, Outremont |
| City/Town: | Montreal, QC |
| View Map |
Description
Les élèves du groupe 2009-2010 du Collège Marsan termineront le 26 mars prochain leur AEC entrepris en photographie professionnelle commerciale. Après 14 mois d’études intensives, ils exposeront le meilleur d’eux-mêmes lors d’une exposition en
leur honneur intitulée ‘’Persona’’.
Cette exposition a pour but de lancer la carrière artistique de ces entrepreneurs dans le domaine de l’art visuel. Cet évènement, ouvert au grand public et la communauté artistique de Montréal, dévoilera l’individualité de chacun d’entre eux dans leur façon de
s’exprimer à travers le véhicule de la photo.
This next 26th of March the College Marsan students of group 2009-2010 will be finishing their ”A.E.C” of professional commercial photography class. After 14 months of intense studying, they will expose the best of their work in an exposition made in their honor tittled ”Persona”.
This exposition is made to kick-start their artistic careers, it is open to all, from the artistic community to the average person.
It will demonstrate the individuality of each student and show their perspective thru the use of photography.
La relâche
mars 11, 2010
Patience, jeunes sauciers avides de liquide chaud et onctueux! Les sauces vous reviendront sous peu, lorsque le génie derrière ce concept n’aura rien de mieux à faire que de spéculer sur des sujets imaginaires. Pour l’instant, il est trop absorbé par la pornographie, les Air Jordan, les chemises à carreaux, les rééditions de films gore italiens et le scotch qui goûte fumé.
Nous vous préparons néanmoins de nouveaux articles de grande qualité et accueillerons bientôt parmi nous un nouveau rédacteur du nom de Yves Sriracha.
Entre-temps, nous travaillons sur de nouveaux formats d’articles dont des hommages aux grands de ce monde, tels que : Sacha Grey, Bruce Campbell, Hélène Mckoy, GG Allin, Joe D’Amato, Bill Hicks et Harvey Pekar.
Pour vous permettre de patienter, John Marinara et Paul Gravy vous dressent la liste des 5 albums qu’ils ont le plus écoutés au cours des 10 dernières années. Lorsque vous les aurez tous téléchargés illégalement, un nouvel article devrait paraître.
John Marinara :
- Boards of Canada – Music has the right to children
- Dj Shadow – Endtroducing
- Buck 65 – Man overboard
- Aphex Twin – Richard D. James
- Boards of Canada – Geogaddi
Paul Gravy :
- Gang of four – Entertainment
- The Units – Digital Stimulation
- Elvis Costello and the Attractions – This year’s model
- The Libertines – Up the bracket
- Wire – Pink Flag
LS-006 – Tremblay c. Labeaume
février 18, 2010
Débat LS-006 : La série Québec-Montréal of the dead ou Comment les maires de Montréal et Québec réagiraient à une épidémie de zombification?
Quelques mois après les tremblements de terre en Haïti, les enclos érigés autour des nombreux champs de canne à sucre se sont effondrés, laissant s’échapper des hordes de zombies esclaves, nourris au datura et autres alcaloïdes par les dirigeants des principales compagnies de malbouffe américaines. Ces derniers y ont décelé une occasion en or de récolter la précieuse poudre blanche à moindre coût, en ressuscitant les morts à l’aide de potions vaudou pour les exploiter 24 heures sur 24, moyennant quelques cervelles à dévorer. Habituées à un tel régime, les créatures ont faim et leur instinct les a guidées vers le Québec : terre d’accueil à la reproduction déficiente et à l’accommodement facile.
Paul Gravy : On a souvent ri de moi lorsque chaque semaine j’écrivais à la chronique Un maire à l’écoute du journal Métro pour demander à Gérald Tremblay quelles mesures il comptait adopter en cas d’invasion de zombies. J’ai même pensé le couvrir d’éloges en formulant mes questions comme tous les Joel P, Marie F et André G à qui il répondait, avant de me rendre compte qu’il s’agissait d’une seule et même personne et que monsieur le maire n’a probablement aucune idée qu’il rédige une tribune hebdomadaire.
J’ai finalement cessé d’angoisser en réalisant que Gérald a déjà élaboré un plan d’action pour contrer un éventuel fléau venu d’outre-tombe pour manger nos cervelles : il confiera une fois de plus la tâche au crime organisé. Quand on y pense, les motards et la mafia possèdent déjà toutes les armes et les munitions nécessaires pour venir à bout d’une horde de morts-vivants croulant entre les précieux racks à Bixi de la métropole. Un tel contrat leur permettrait d’autant plus de se sentir utiles à nouveau, depuis que les gangs de rues ont pris le contrôle du trafic de stupéfiants et de la prostitution. J’imagine déjà un membre des Hells et un mafioso arpenter la frontière virtuelle entourant le quartier St-Michel pour empêcher que les créatures en putréfaction ne franchissent les limites de ce ghetto de zombies et de citoyens ayant choisi le mauvais bled.
Tremblay a déjà trop apporté à cette ville pour laisser une bande de monstres anthropophages saccager son merveilleux Quartier des spectacles, pour lequel il a forcé la fermeture de tous les établissements culturels trop pauvres pour le soudoyer. Il a probablement déjà trouvé un immeuble blindé pour abriter ses bixis, ses installations de réseau wi-fi « qu’on pogne juste quand y vente pas » et la population des arrondissements Outremont et Westmount.
John Marinara : Si les films de Romero ont pu m’inculquer ne serait-ce qu’une seule notion de survie, c’est que les populations les moins denses ont beaucoup plus de chances de s’en tirer en cas d’épidémie de zombification. On n’a qu’à se rappeler les villages de rednecks utilisant les zombies comme cibles mouvantes en enfilant des canettes de bière cheap pour se donner une idée de l’allure que prendrait une telle situation à Québec.
Maintenant que j’ai attisé les braises de ce ridicule esprit de clocher, je dois avouer que je préfèrerais de loin me retrouver dans notre vieille capitale en cas d’invasion que sur une île surpeuplée.
D’abord parce que le charismatique maire Labeaume a beaucoup plus des airs de héros que la crevette en veston qui dirige Montréal. Rien ne semble arrêter ce mégalomane opportuniste lorsque vient le temps de répondre aux réels besoins de sa communauté. Ainsi, Régis Labeaume profiterait probablement de cette résurrection des morts pour remettre sur pieds à moindre coût l’alignement 72-73 des Nordiques de Québec constitué à 75 % de joueurs décédés. À défaut d’éradiquer complètement le fléau, il organiserait une reconstitution de la bataille des plaines d’Abraham opposant les véritables soldats de l’époque à moitié décomposés et chargerait le plein prix aux touristes pour prendre des photos avec le zombie de Duplessis enchaîné à sa statue devant l’Hôtel du Parlement.
J’imagine déjà les animateurs de Radio-X s’insurger devant le fait que les nouveaux arrivants d’outre-tombe s’approprient les emplois des vrais citoyens vivants. Des concours de mauvais goût seraient organisés par Marto et ses amis trisomiques invitant les auditeurs à rapporter le plus de têtes d’enfants zombies à la station avant 16 h et le gagnant remporterait une nuit à l’hôtel Concorde avec Marie-Soleil Tougas.
Lorsque Labeaume réaliserait que le 20 % de la population qui n’a pas voté pour lui n’en peut plus de cette mascarade aux airs d’un 400e aux couleurs de la chair putréfiée, il copierait grossièrement la stratégie de Gérald Tremblay en transformant Limoilou en ghetto, gardé par les 3 membres du Wolfpack toujours en liberté.
LS-005 – Scully c. Poirier
février 10, 2010
Débat LS-005 : Qui, entre l’agent Dana Scully et Claude Poirier le vrai négociateur, réussirait à éradiquer le problème des gangs de rue à Montréal?
John Marinara : L’agent Dana Scully a survécu à 2 enlèvements extra-terrestres, plusieurs hordes de supersoldats, une séquestration par Duane Barry et environ 200 épisodes aux côtés de David Duchovny à l’époque où la dépendance au sexe de ce dernier avait atteint son paroxysme. Cette beauté naturelle, du moins avant de se faire charcuter le visage par un chirurgien maxillo-facial entre les 5e et 6e saisons de X-Files, ne craint à peu près rien sauf le cancer, Flukeman, l’enlèvement de son enfant, les poupées possédées, les nécrophiles cannibales, les profanateurs de sépultures, les démons transgenres, Pierre Lebeau et les sectes sataniques.
Tout le monde sait que dans un climat aussi hostile que celui de Montréal Nord, la violence s’avère le moyen de communication le plus efficace. Sur le terrain, l’agent Scully n’hésiterait pas à dégainer son arme dès la première menace. Comme toute figure d’autorité qui se respecte, elle ouvrirait aveuglément le feu sur le premier enfant brandissant violemment une barbe à papa aux couleurs des Bloods. Elle développerait sans doute un sixième sens lui permettant d’anticiper toute situation de danger. Ainsi, un rassemblement de personnes âgées à la sortie d’une église de la Petite Bourgogne en plein dimanche après-midi se verrait rapidement dissipé par une intervention du SWAT et du directeur Skinner, défonçant le crâne d’une octogénaire haïtienne impertinente à l’aide de sa propre marchette.
La polémique entourant l’affaire Villanueva n’aurait jamais pris une telle ampleur si l’agent Scully avait été en service lors des événements, puisqu’aucun témoin n’aurait survécu pour rapporter sa version des faits. La plantureuse rousse aurait vidé plusieurs chargeurs en direction des jeunes contrevenants en plus d’abattre l’employé de la poste qui terminait son trajet non loin de là, méprenant le logo de sa chemise pour l’emblème des Crips. En s’enfuyant avec les corps dans le coffre de sa Chevrolet Impala du SPCUM, elle en profiterait pour happer mortellement les participants d’âge préscolaire d’un camp de jour, identifiés par des dossards rouges.
En revenant chez elle, le soir venu, elle rédigerait tranquillement un faux rapport pendant qu’une voix hors champ traduirait son texte en français avant même qu’elle l’ait tapé à l’ordinateur et qu’une toune de piano dramatique composée par Mark Snow jouerait en trame sonore. Le lendemain matin, elle remettrait le document de façon subtile à Gérald Tremblay, fumant une Morley après l’autre dans un coin mal éclairé d’un stationnement sous-terrain, une enveloppe brune à la main.
Paul Gravy : Marinara rêve en secret de faire partie des Lone Gunmen et fantasme sur Gillian Anderson depuis l’école primaire.
Il me paraît évident que la communication constitue le moyen le plus efficace pour ouvrir les frontières de l’incompréhension : je doute de la pertinence des frontières du réel dans un tel débat.
La ville a besoin de quelqu’un qui puisse agir à titre d’intermédiaire entre les différentes communautés ethniques. Quelqu’un qui maîtrise aussi bien le créole que le saguenéen et qui fait preuve d’une grammaire irréprochable : j’ai nommé Claude Poirier. Il suffit d’écouter la qualité de ses interventions à LCN pour réaliser à quel point le vrai négociateur manie les mots tel un virtuose de l’éloquence. Ce dernier parvient à décoder tous les messages laissés sur sa boîte vocale par des téléspectateurs aussi ouverts d’esprit qu’éduqués, en plus de leur ouvrir les yeux sur des sujets aussi délicats que la collecte des ordures dans les rues de la métropole. Je suis convaincu que la verve légendaire de ce justicier autoproclamé suffira à raviver la flamme entre les différentes communautés ethniques et l’autorité. L’impartialité de ses propos à l’égard du travail des policiers témoigne d’une grande objectivité qui sera d’une aide précieuse à la lutte contre la xénophobie.
Le vrai négociateur pourrait simplement patrouiller les rues de St-Michel en uniforme d’officier qu’il aurait lui-même confectionné et instaurer le respect aux jeunes voyous en leur racontant comment il est devenu un véritable héros aux yeux des 12 lecteurs assidus du Allo-police. Je l’imagine facilement fumer des cigarettes toute la soirée devant les portes du bar le Tapis rouge et insister pour que tous les clients lui remettent leurs armes et remontent leurs pantalons avant d’entrer.
Puisque le SPCUM refuse de lui confier un revolver et des gyrophares depuis qu’il en a fait la demande en 1976, le superhéros de TVA a malheureusement dû se rabaisser à côtoyer Geneviève St-Germain et ses idées féministes de bas niveau sur le plateau de Deux filles le matin. Intérieurement, il sait qu’on finira par récompenser ses efforts et qu’on le proclamera un jour directeur du Service de Police de Montréal par pitié reconnaissance.
*** NDLR : Nous nous excusons si nos propos ont pu offenser l’agent Scully et sa famille de quelconque façon. Cette parodie d’Aux frontières du réel se voyait en fait un hommage à la série à laquelle nous vouons un véritable culte. Poirier, on s’en sacre de l’avoir offensé, anyway y’est toujours en maudit pis il va penser qu’on souligne son excellent travail.
LS-004 – Demers c. St-Germain
février 1, 2010
Débat LS-004 : Qui, entre Jacques Demers et Geneviève St-Germain, a le plus de chances d’être servi en repas à Des kiwis et des hommes?
Paul Gravy : N’étant pas un très grand amateur de hockey, je dois avouer que les commentaires des analystes me divertissent souvent beaucoup plus que la partie elle-même lorsqu’on m’invite à boire de la bière dans un bar sportif. Un soir de décembre, j’ai été frappé par une constatation des plus dérangeantes devant l’un des 95 écrans plasma de la Station des sports sur Sainte-Catherine : le double menton de Jacques Demers a l’air foutrement délicieux. Particulièrement en HD.
La vision de cette tendre bavette de chair, oscillant de façon hypnotique alors qu’il baragouinait une analyse sur la défensive du Canadien, a réussi à stimuler mes glandes salivaires en plus de me faire perdre tout intérêt pour les banales ailes de poulet gisant devant moi. L’image de fraîcheur dégagée par cette pièce de viande gavée à la riboflavine et aux nachos du Centre Bell, vibrant à la moindre secousse telle une motte de lard sur la tête de Michael J. Fox, ferait pâlir de jalousie le dude rasé qui parle la bouche pleine dans sa publicité de prosciutto mariné aux agents de conservation.
J’imagine très facilement Francis Reddy devenir émotif en mordant dans son tournedos de Jacques, alors qu’il discute de l’importance de l’allaitement paternel avec ses invités. Boucar poursuivrait avec un savoureux trait d’esprit que personne de comprend et s’en suivrait une rafale de compliments ambigus, de chaque bouts de la table. Lorsqu’à la fin de l’émission, la vendeuse de graines du Marché Jean-Talon s’inquièterait d’avoir retrouvé une bague de champion de la Coupe Stanley dans son assiette, Martin Picard du Pied de cochon cesserait un moment de se curer les dents avec un os pour lui apprendre entre deux rots qu’elle a consommé du sénateur.
Notre entraineur-bovin n’aura peut-être pas déposé beaucoup de lois au sénat, mais on ne peut nier que son parcours représente un poignant témoignage d’espoir pour tous les analphabètes du Québec : avec un peu de détermination, vous aussi pourrez finir dans le gros intestin d’un animateur atteint du syndrome d’Asperger.
John Marinara : En plus d’avouer qu’il fréquente les bars sportifs, temples de l’abrutissement et de la nourriture décongelée dans la friteuse, Gravy expose encore une fois son profond manque de classe. Crois-tu vraiment que les invités d’une émission aussi huppée que Des kiwis et des hommes se contenteraient de manger du vulgaire Jacques Demers? Ce John Candy de l’analyse sportive est à la viande humaine ce que le baloney est à la charcuterie.
Le public quinquagénaire de ce festival de la pipe en direct ne se nourrit que de la viande la plus noble. Gavée au chocolat Godiva et badigeonnée de milliers de couches de crème de nuit Lancôme, Geneviève St-Germain s’avère un gibier à perles de choix pour remplir les estomacs les plus avides. Icône du bon goût et du raffinement, la chubby-coqueluche de la boutique Ogilvy ne fréquente que les plus chics restaurants et les événements les plus en vogue chez les lecteurs de la revue Châtelaine.
Affichant fièrement ses dents tartinées de chair à saucisse Ste-Germaine, Boucar Diouf marmonne quelques mots inintelligibles à Francis Reddy. Vu le regard passionné qu’exhibe ce dernier, on devine facilement qu’il vient d’émettre un commentaire sur le plat qu’ils ont la chance de déguster en traitant de l’importance de dire « je t’aime » chaque jour à son camelot. Interrompant quelques instants le chef Martin Picard pendant qu’il se décrotte le nez avec les doigts de la vendeuse de graines du Marché Jean-Talon, Francis l’interroge sur la provenance de ce gibier exquis. Tous les invités apprennent alors de quoi résulte cet arrière-goût de fond de teint et de grossier snobisme.
Comme Gravy a volé ma conclusion lors du dernier débat pour créer un effet stylistique, je profite de ce manque d’inspiration pour le dénoncer et souligner le fait que, contrairement à lui, je ne m’abaisserai pas à un tel comportement. En plus, j’aurais dû choisir Demers, elle a même pas l’air bonne pour vrai cette bourgeoise-là.











